Menu
Tranches d'Histoire

Écrire sur la Première Guerre mondiale : les sources audio-visuelles.

(source: Un long dimanche de fiançailles, J.-P. Jeunet)

Après les sources scientifiques, je vous présente maintenant les sources visuelles qui m’ont servi à approfondir le sujet ou de saisir l’ambiance et les détails, notamment matériels.

  1. Les reportages

Apocalypse : 
Après La Seconde Guerre mondiale et Hitler, la série de documentaire Apocalypse se penche sur la Première Guerre mondiale. Des prémices à la construction de la paix, cette production franco-canadienne explique les évènements sur 5 épisodes de 52 minutes. Aidée de lettres, de films d’époque et de photographie, la série montre toute l’horreur de la guerre. Je vous la conseille !

C’est pas sorcier, Guerre de 14-18 

J’ai ressorti les bonnes vieilles références de mon enfance avec C’est pas sorcier, mais la franchise reste intéressante. Les cartes permettent de voir rapidement l’évolution du front, les explications sont claires et efficaces.

 

  1. Les images

Datant aujourd’hui de 100 ans, la plupart sont donc tombées dans le domaine public. Elles sont aussi plus facilement accessibles en raison de la numérisation des fonds du patrimoine. Elles sont très utiles pour se faire une idée des rues des villes, des vêtements d’époque, du paysage, etc.

Dijon d’avant et Dijon 1900  

L’action de « ma chère Louise » se déroule en partie à Dijon. Ces sites recueillent des photos de la ville à la Belle-époque, avec les noms de rues qui ont changé (eh oui, en 1914, la Place de Libération ne pouvait pas s’appeler ainsi !).

 

  1. Les musiques

Gallica 

Gallica, site des documents du patrimoine, propose également des listes de chansons et leur paroles selon les époques et les thèmes. Chansons patriotiques ou contestataires, du front ou de l’arrière, de quoi se renseigner sur ce qu’on chantait en 14-18. Ces airs sont des indicatifs importants de l’esprit de la population. La Chanson de Craonne, dont je cite les paroles dans « Ma chère Louise », est révélatrice du moral des Poilus après Verdun.

 YouTube

Il suffit de taper des mots clés comme « guinguette » « bal de la Belle époque » ou encore le titre d’une chanson pour savoir quel type de musique on écoutait ou bien sur lesquelles on dansait avant la guerre. Lorsque j’écris un roman, j’aime rendre compte des différents aspects de la vie.

 

  1. Les films et séries
joyeux-noel

Joyeux Noël, de Christian Carion

Les œuvres de fiction sont intéressantes, parce qu’elles nous aident à nous plonger dans l’ambiance, dans la violence, mais aussi dans les détails. Voici ceux que j’ai regardé

Dowton Abbey : Saison 2.

Je pensais que la série de me servirait plus, mais en réalité non. La guerre arrive comme un cheveu sur la soupe, sans aucune présentation des prémices. Finalement, elle m’a surtout servi pour les costumes et coiffures de l’époque.

Joyeux Noël, Christian Carion de 2005

Ce film raconte comment, en 1914, des soldats des deux camps se sont rejoints pour fêter ensemble Noël. Même si ces actes ont été sporadiques, ils se sont malgré tout déroulés. On suit plusieurs soldats (écossais, anglais, français et allemands) dans leur parcours, leur vision de la guerre, et surtout le gâchis. Ce film émouvant regroupe aussi un casting talentueux : Diane Kruger, Guillaume Canet, Daniel Brühl, Gary Lewis, Dany Boon…

Les gardiennes, Ernest Pérochon, 2017

Ici, le film décrit la vie à l’arrière pendant la Grande Guerre. Il est intéressant, car on y voit la difficulté des femmes à tenir seule les exploitations agricoles, les débuts de la mécanisation ou encore le placement de jeunes filles de l’Assistance publique dans des fermes pour aider. Nathalie Baye joue juste, tout comme sa fille (aussi dans le film), Laura Smet, et Iris Bry.

Les Fusillés, Philippe Triboit 2015

Ici, on retrace le parcours de deux amis d’enfance, Bastien et Louis qui se retrouve au front. Un jour, suite à une méprise, ils sont accusés de désertion et destinés à être fusillés. Le film aborde cette question, mais aussi la mentalité de l’époque, les prisonniers allemands dans les fermes de la région ou encore la difficulté psychologique de la guerre. J’ai bien aimé ce film, même si parfois, j’ai eu l’impression qu’il manquait des éclaircissements dans la trame, comme s’il s’agissait d’un livre adapté. Pourtant non, je ne me l’explique pas. Niveau acteur, on retrouve Grégoire Leprince-Ringuet, Michaël Grégorio ou encore Lionnel Astier.

La Peur, Damien Oudoul, 2015

Bon ce film, je l’ai abandonné au bout de 10 min. Le jeu d’acteur est catastrophique : ce n’est pas joué, mais récité. Dommage, parce que d’après ses admirateurs, son point fort est le réalisme de ses scènes de guerre.

 

 

Ce sont ici mes principales sources, mais il en existe de nombreuses autres. Photographies, cartes postales, affiches de propagandes, danses, répertoires des chansons d’époques, ce ne sont pas les sources qui manquent sur le sujet. Et vous ? Avez-vous des liens à conseiller ?

2 Comments

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :