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Avis de lecture: La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

Durant mes vacances, j’ai lu le dernier le dernier tome sorti dans l’univers d’Hunger Games. En voici mon avis:

La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur se déroule 65 ans avec le tome 1 de Hunger Games. Nous suivons Coriolanus Snow, sur le point de recevoir son diplôme (équivalent du baccalauréat). Ruiné, il espère décrocher une bourse pour commencer ses études supérieures. C’est pourquoi il postule et obtient, une place de mentor pour les 10e Hunger Games. Une toute nouvelle idée destinée à rendre le spectacle plus attractif. En effet, les jeux sont peu suivis et lassent le public. Le Capitole recherche donc à améliorer ce point.

Lorsqu’on lui assigne la tribut du District 12, Lucy Gray Baird, il est déçu et le prend comme un affront. Cependant, le tempérament battant de la jeune fille et son aisance à plaire aux autres le convainquent qu’ils ont peut-être une chance de sortir vainqueur tous les deux. Coriolanus et Lucy Gray se retrouvent tous les deux à combattre, chacun à leur façon pour se débarrasser des concurrents. Au fil des pages, des sentiments apparaissent entre eux.

  • Un préquel.

Ce qui m’intéresse dans les dystopies, et en particulier celles avec un gouvernement autoritaire, c’est comment tout s’est mis en place. Quels ont été les leviers qui ont basculé la civilisation et les arguments qui lui ont fait perdre son humanité. La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur aborde cette question. Les Hunger Games ont été instaurés après la victoire du Capitole à l’issue d’une guerre destructrice.

À travers Coriolanus et Lucy Gray, on observe les conséquences sur les deux camps. Tous les deux ont perdu leurs parents, tués de manière directe ou non par l’autre camp. Tous les deux ont beaucoup souffert de la pauvreté et de la famine. Tous les deux sont impliqués dans un châtiment qui au fond, ne les concerne pas. À travers les débats et le parcours de Coriolanus, nous découvrons les arguments en faveur des Hunger Games et pourquoi ils doivent être publics et violents. Ce ne sont pas seulement des punitions, mais surtout une leçon.

Dans ce préquel, nous retrouvons des éléments connus comme Snow, Tigris ou encore la chanson de l’arbre du pendu. Nous découvrons les prémices des jeux que nous connaissons, avec les mentors, les paris et l’importance de plaire au public.

  • Le Capitole, déjà pourri.

Dans ce tome, le Capitole me donne toujours autant envie de vomir. Manipulation, trahison, meurtre, corruption, tout est déjà là. J’ai détesté la Dr Gaul, sans la moindre humanité, la façon d’impliquer des écoliers dans les jeux ou le sadisme des organisateurs. Les Tributs sont traités comme des animaux, et sont logés dans une cage au zoo. L’apparence et le statut social sont essentiels, bref, tout ce que je déteste.

  • Deux personnages ambigus.

Coriolanus est un jeune arriviste, un aristocrate déchu qui rêve de renouer avec la gloire de sa famille et de restaurer son honneur. Il voit d’un mauvais œil l’arrivée au Capitole de familles des districts ayant fait leur fortune pendant la guerre. Au début du livre, je craignais que le roman soit trop compréhensif avec lui, c’est vrai que j’ai ressenti de l’empathie pour lui, à certains moments. Cependant, Suzanne Collins a su garder son arc narratif cohérent. Ses mauvais choix sont liés essentiellement à son envie viscérale de s’élever, peu importe les conséquences.

J’ai en revanche peu apprécié l’héroïne. J’ai passé le livre à me demander quand elle trahirait Coriolanus. Je ne lui faisais pas confiance et ses numéros de charmes m’ont rendue très suspicieuse à son égard. Même après avoir terminé le livre, je ne suis pas convaincue de son innocence dans toute cette histoire.

Pour conclure, j’ai adoré cette lecture. Pour les précédents tomes, la lecture est addictive. L’univers de Suzanne Collins est complet. Il n’annonce pas seulement les 65e Hunger Games, mais explique les événements en amont. J’ai parfois eu l’impression de l’autrice faisait du « fan service » en introduisant certains parallèles, mais au final, je crois qu’il s’agissait surtout de préparer des événements.

En fait, je m’attends à une suite. Plusieurs éléments sont en suspens, par exemple comment Tigris, la cousine adorée de Coriolanus, en vient à aider Katniss à le renverser dans le tome 3. J’en viens également à vouloir un tome avec le point de vue de Snow sur la trilogie. Il ne faut pas oublier que la trilogie est écrite à la 1e personne, et que nous ne connaissons les événements que par Katniss. Une version Snow pourrait être intéressante, d’autant plus que la chanson « l’arbre du pendu » a une résonnance particulière pour lui.

 

Je vous quitte en musique avec  cette super adaptation d’une des chansons du livre:

 

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