La Bourgogne (aujourd’hui rattachée avec la Franche-Comté) est la région dans laquelle j’ai grandi. Je l’ai quittée lorsque je suis partie faire mes études à Strasbourg, puis vivre en Suisse. Pourtant, j’y garde mes attaches : ma famille, mes amis et son histoire.

La Bourgogne a son histoire à elle, parfois en lien avec celle de la France, parfois en opposition. Elle laisse sa marque dès la Préhistoire avec la période du Solutréen, du site archéologique de Solutré. Plusieurs sites historiques majeurs ressortent du patrimoine antique, comme Bibracte et ses vestiges gaulois ou encore Autun et son amphithéâtre. À la fin de l’Empire romain, le peuple des Burgondes s’y installe et donne le nom à la région. Oui, ce sont les mêmes que dans Le Crépuscule de l’aigle. Si mon roman se passe en Suisse, il met en scène ce peuple qui relie deux régions où j’ai posé mes valises, et ce n’était pas du tout fait exprès.
Au Moyen âge, la Bourgogne devient un duché puissant avec des épisodes dignes de Game of Thrones (sans les dragons) avec des tensions fortes avec le royaume de France. Elle est réputée pour ses terres agricoles, son vin et ses monastères fondateurs d’ordres monastiques (Citeaux, Cluny).
À la fin de la période médiévale, le duché s’étend jusqu’aux Pays-Bas. Charles le Téméraire essuie un premier échec devant Morat (à 5 min de chez moi), avant de tomber à Nancy en 1477. Cette défaite provoque l’annexion de la Bourgogne à la couronne française.
Au cours du XIXe, la Saône-et-Loire, un de ses départements, se démarque avec ses sites miniers de Montceau-les-Mines et du Creusot. En 1837, son député n’est autre que Lamartine, dont Constance fait la connaissance dans Le Vent des secrets. Ce roman se déroule en partie dans les environs de Mâcon. L’occasion de décrire son vignoble et de peindre ses couleurs changeantes.

Vous pouvez retrouver la Bourgogne dans un troisième roman, Ma chère Louise, qui raconte la vie à Dijon durant la Première Guerre mondiale. Une ville dont j’ai arpenté le centre-ville durant mes années d’études.

Si j’ai choisi la Bourgogne comme cadre plus ou moins direct, dans mes romans, c’est d’abord parce que je connais ses paysages et sa culture. J’ai habité 20 ans dans cette région et j’y retourne encore très régulièrement. Je connais aussi bien son histoire, et il y a tant à dire. C’est donc une région dont je vais reparler à l’avenir, notamment dans des romans historiques médiévaux. Bref, vous la retrouverez.
Que les Suisses se rassurent, j’ai tout autant de choses à dire dans leur pays. Il y a même des histoires qui se croisent. C’est d’ailleurs le cas dans Le Vent des secrets et Le Crépuscule de l’aigle.
(cet article n’est le fruit d’aucune commande de la part de l’office de tourisme, mais s’il souhaite me donner une petite commission, je suis preneuse).

No Comments