Mars se termine, et j’ai l’impression que c’est un mois qui a été chargé ! Jaugez un peu :
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Reprise de l’écriture
C’est le tout début d’un projet et j’en suis encore à peaufiner la direction à prendre. Ce projet est un peu un OVNI dans ma bibliographie, puisqu’il s’apparente à de la littérature blanche, ou alors sentimentale, éventuellement du feel-good. Je ne suis pas fan de donner des étiquettes trop tôt. La dernière Bétyle était censé être une romantasy, puis j’ai longtemps gardé ouverte la possibilité de passer à de la SF, avant de finir sur une Fantasy. Bref, je préfère regarder à la fin ce que le manuscrit sera.
La thématique de ce roman pourrait rentrer dans n’importe quel genre littéraire au final, je vais donc me laisser porter par les idées.
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Des salons
Avec deux gros salons, mars a été chargé. Yggdrasil avec ses dragons a été impressionnant. J’ai passé de bons moments. Malgré tout, les couts en expansion des salons et des frais liés (hôtel, essence, repas), me fait remettre en question ma stratégie. Certaines copinautrices fonctionnent avec un rythme d’une année sur deux pour les salons, et j’avoue que je m’interroge à ce sujet.
Ce mois-ci, j’ai également participé au Salon du livre de Genève avec l’équipe du Gahelig. J’ai passé un très bon moment également ! C’est toujours un plaisir de partager cet événement.

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Sortie de livre
Mon petit nouveau dans ma bibliographie : Cœurs de Suisse. Ce recueil de nouvelles a été écrit par 13 auteurs et autrices du Gahelig et propose une histoire d’amour dans un lieu de Suisse romande. Ma nouvelle, Deux cœurs fondus, propose une origine de la fondue moitié-moitié. Vous pouvez le commander ici.
Et à côté ?
Comme vous le savez, j’ai choisi en 2021 de me consacrer entièrement à l’écriture pour donner une vraie chance à ce projet, et aussi pour être plus présente pour mes enfants alors encore petits. En Suisse, l’école n’est pas à temps complet avant la 5 H (CE2) et se termine à 15h15. C’est donc assez peu compatible avec un travail hors de la maison à plein temps, à moins d’avoir une solution de garde à proximité et gratuite (c’est-à-dire papi-mamie). Avec mon mari, nous nous étions donné cette année comme délai pour que je reprenne une activité salariée à un petit pourcentage, toujours pour me permettre d’écrire. De plus, il est apparu clairement ces deux dernières années que j’avais besoin de travailler un peu hors de la maison dans la semaine. Voilà donc pourquoi je vous parle de ce à côté :
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Reprise des cours de français.
Peut-être, l’ignorez-vous, mais, depuis septembre, je donne des cours de français pour les adultes. Cela fonctionne par semestre, et j’ai entamé ce mois-ci la 2e vague. C’est une expérience enrichissante qui me permet de me sentir utile et de découvrir d’autres cultures et des parcours de vie assez forts. J’ai moi-même quitté la France pour m’installer à l’étranger, et si je n’ai pas eu la barrière de la langue, cela reste une expérience parfois difficile. S’intégrer, se battre pour faire valoir ses diplômes (parfois en vain), être éloignée des amis, etc., ce n’est pas toujours évident. Avec ce travail, je rencontre des parcours de vie qui forgent le respect.
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Histoire et déconvenue
Cela fait deux années que j’essaie de rentrer dans une formation pour devenir professeure d’histoire dans l’équivalent lycée en Suisse. L’an dernier, on m’a demandé de refaire un semestre à l’université…parce que. L’expérience a été mitigée : j’ai appris certaines choses, tandis que d’autres étaient de la répétition de cours déjà bien validés (certains cours me rappelaient mon bac de philo). Après un premier refus l’an dernier, je me suis inscrite pour une 2e tentative. Début mars, je fais une remise à niveau de l’histoire suisse pour l’entretien d’évaluation. Malheureusement, mes efforts n’ont pas payé. Le jury m’a demandé trois fois pourquoi je voulais entrer dans une formation alors que j’ai déjà l’expérience et les diplômes d’enseignement. Tandis qu’en Suisse, on ne m’embauche pas parce que ces diplômes sont français. Bref, le serpent qui se mord la queue. Sans compter qu’en Suisse, il y a trop de profs. Je suis donc sur liste d’attente.
Ça a été un coup dur, surtout de savoir que j’ai fait tout ça pour rien. C’est ça aussi, suivre son mari à l’étranger. Heureusement, une autre solution se profile, je vous en parlerai quand ce sera officialisé.
Le mois de mars a donc été chargé en émotion et en demande d’énergie. C’est aussi l’occasion de plusieurs nouveaux départs, notamment dans le domaine de la littérature.
Et vous ? Comment était votre mois de mars ?

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