Tranches d'Histoire

Le contexte historique: 1. La monarchie de Juillet

Le vent des secrets est mon dernier roman historique. Il se déroule sur une période de 1843 à 1848. 5 années, cela peut paraitre court, et pourtant, plusieurs événements historiques majeurs s’enchainent. Je vais vous les présenter dans une série d’articles. Aujourd’hui, commençons par présenter la monarchie de Juillet, dont le roman raconte la chute.

Le Vent des secrets dépeint les dernières années de la monarchie de Juillet. Pour comprendre de quoi nous parlons, voici un petit rappel :

Chronologie :

En 1789, la Révolution française (la première) marque la fin de l’Ancien Régime en renversant le roi Louis XVI. C’est un raz-de-marée dans le monde, même si les États-Unis sont déjà une république et l’Angleterre une monarchie constitutionnelle. S’ouvre alors une période de grande instabilité politique en France, avec plusieurs essais de type de régimes :

– Première République (1792-1804) : après la Révolution française et une très brève tentative de monarchie constitutionnelle s’installe la Première république. Elle se compose de trois formes de gouvernements : la Convention nationale (en vigueur durant la Terreur), le Directoire et le Consulat.

– Premier empire (1804-1815) : en 1804, Napoléon, alors Premier Consul, devient empereur des Français.

– Restauration (1815-1830) : Après la chute de Napoléon, la France rebascule dans la monarchie, avec l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. Les rois Bourbon Louis XVIII et Charles X montent sur le trône.

– En 1830, la Révolution de Juillet (ou Trois Glorieuses) provoque la chute de Charles X et met au pouvoir une monarchie constitutionnelle avec, à sa tête, Louis-Philippe. C’est le début de la monarchie de Juillet.

Gérard François Pascal Simon, baron (1770-1837). Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon. MV5210.

Un régime qui s’enlise dans le conservatisme

Porté par les milieux bourgeois, ce nouveau roi « des Français », est d’abord vu positivement par le peuple. Louis-Philippe permet quelques avancées sociales et met en place une nouvelle Charte constitutionnelle. Mais peu à peu, son gouvernement prend un tournant conservateur. François Guizot, alors chef du gouvernement dans les faits, est l’un de ses acteurs. Plusieurs crises et attentats contre le roi mettent le gouvernement à rude épreuve, et la censure de la presse bat son plein.

Discorde autour du suffrage universel (masculin).

Plusieurs lois déplaisent et son absence de progrès provoque des tensions. L’un des thèmes est celui de l’ouverture du droit de vote. En effet, la monarchie de Juillet pratique le suffrage censitaire. Seuls ceux qui paient le cens (une sorte d’impôt foncier) ont le droit de voter. Le problème, c’est que de nombreux bourgeois (sur qui s’appuie le régime) ont de la fortune, mais pas de domaine éligible au cens. C’est tout un pan de l’élite qui est privée de droit de vote. Nous avons donc de riches industrielles et investisseurs qui ne peuvent pas voter, et des nobles ruinés qui s’accrochent à leur propriété pour ne pas perdre leurs droits. Sans compter naturellement que la première catégorie ne sent pas représentée dans les décisions. Alors, quand les mouvements républicains demandent d’abaisser la limite du cens pour englober plus de monde, le gouvernement de Guizot se méfie.

Alors que la situation dérape, le roi se défait de Guizot, mais il est déjà trop tard. La monarchie de Juillet prend fin en 1848 après la révolution de février, puis les journées de juin.

Dans mon roman

Constance et son père sont des opposants politiques à la monarchie de Juillet. A travers la famille Druot, le lecteur découvre la critique du régime de Louis-Philippe, et plus encore de la monarchie.

Source de travail :

Histoire de la monarchie de Juillet (1830-1848), Sébastien Charléty

 

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